Dans le cadre du Forum de la Gouvernance Internet – France qui s’est tenu le 2 juin dernier à l’Université Paris Descartes, j’organisais un atelier sur La gouvernance en français : Le monde francophone pense-t-il différemment la gouvernance Internet ?

Avec Pierre Bonis, Directeur Général Adjoint de l’association Afnic, animateur de l’atelier Internet solidaire : Comment le numérique peut-il réduire la fracture sociale ? nous avons choisi de combiner et associer nos présentations :

Intervenants :

  • Alain Assouline, Président WebForce3
  • Michel Baujard, Secrétaire général de l’Internet Society France & MOOC, gestion de projets (Centrale Lille)
  • Charlotte de Broglie, Chef de projet La Fonderie
  • Papa Youga Dieng, Organisation Internationale de la Francophonie
  • Denis Pansu, ‎Open Innovation project manager, Fing

Après 2h de débats animés, la fusion de deux ateliers, qui au fond traitaient de l’apport d’internet à la réduction des fractures, linguistiques, géographiques et sociales, cet atelier a permis de mettre en exergue les idées fortes suivantes :

  • Pour qu’Internet puisse être un outil au service de la solidarité, il importe d’en assurer l’accès. L’importance d’un accès physique (infrastructures) pour tous a été rappelée, avec l’évocation de plusieurs initiatives, notamment gouvernementales, en la matière. Mais l’accès ne se résume pas à la connectivité. Il comporte aussi la notion d’accessibilité. L’initiative prise par l’OIF avec l’Université Cheick Anta Diop d’introduction du numérique au sein d’une école de mal voyant a été citée comme exemple.
  • La solidarité autant que le potentiel du numérique s’expriment naturellement à travers les notions d’éducation et de formation. Webforce3 a montré comment le numérique pouvait contribuer à réduire la fracture sociale, d’abord en créant des emplois et en formant près de cent jeunes en moins d’un an pour qu’ils puissent trouver un emploi, ou reprendre leurs études.
  • Le numérique est aussi un démultiplicateur d’impact pour les stratégies éducatives de masse. En témoignent le MOOC mis en place par Centrale Lille qui a touché plusieurs centaines d’étudiants au sein de nombreux pays francophones, ainsi que le projet porté par l’OIF de ressources éducatives libres.
  • Enfin, le numérique en tant qu’inspirateur pour l’évolution des organisations, afin de les rendre elles-mêmes plus solidaires et plus transparentes, a été évoqué par la Fing ainsi que par le Fonderie, qui a également insisté sur l’apport des démarches coopératives et participatives. Ainsi, la solidarité elle-même devient un outil permettant d’atteindre une plus grande responsabilité et une plus grande efficacité.