J‘avoue que nous en avions vraiment, vraiment besoin !!!

Partis le 24 septembre en début d’après midi, nous arrivons, 50 euros plus tard, au terminal 3 de l’aéroport Charles de Gaulle.

Bizarre pour ma première visite en ce lieu, grouillant de monde…pour un lundi.

Rendez vous au comptoir Marmara à 13 heures pour remise des documents de voyage, puis enregsitrement ultra rapide au comptoir Nouvelair Tunisie.

Après quelques minutes d’attente, nous nous portons dans le bus navette qui nous conduit à l’avion.

Trilinguisme arabe, français, anglais pendant 2h30, agrémenté de soudaines zones de turbulences, de bouclage intempestif de ceinture, avant de toucher grâcieusement le sol tunisien de Djerba.

Il nous tend les bras, nous entoure de ses 35°, de son soleil couchant et de sa lune montante !!! Fabuleux. Mon souvenir, il y a 8 ans d’Hammamet, ne m’a pas trompé : le Tunisie est une belle destination.

Procédure classique de la police aux frontières dans la vérification des identités des joyeux touristes…sauf qu’avec moi, et c’est souvent le cas, le process est plus long…bien plus long, le temps que le modem 36k vérifie sur le site Web de l’ambassade, que l’ivoirien que je suis peut se balader sur le sol tunisien sans visa et que, comble du hasard, il n’est fiché sur aucune base et, qui plus est, est résident français (outrage !!! ?).

Bien nous en a pris cependant puisque nous arrivons pile poil pour la cueillette de nos valises.

Direction le complexe Dar Djerba de Marmara, en passant par la ville. A notre arrivée, nous constatons un superbe hotel, le Dahlia, composé de plusieurs bungalos étalés sur 64 hectares.

Remise des clés puis direction appartement 9703, où 20 m² nous tendent les bras.

Impressions premières agréables…sauf que la visite de la salle de bain nous détend un peu : les canalisations auraient bien besoin de boire la tasse…bonne odeur. Passons, cela n’impactera pas dramatiquement le séjour…on ne va pas y passer la journée…et en plus, sachons fermer les portes !

Il est 20heures, les estomacs gargouillent alors nous prenons la direction du restaurant le Khalife ou nous mangeons local, une semoule agrémentée de sauce, de chou et autres légumes très agréables.


Retour donc dans la chaleur de notre appart ou j’allume la clim pour constater qu’elle est plutôt bavarde…mais efficace.

Allez, grosse journée alors dodo ce soir et reprise des activités demain à 9 heures.

Un petit déjeuner plus tard, nous nous rendons à la réunion d’information où le réprésentant de Marmara et le Directeur de l’hôtel Dahlia nous exposent les différentes activités et attractions auxquelles nous aurons droit tout au long de notre séjour.

Parmi celles ci, nous choisissons le « Djerba Découverte » pour occuper notre mercredi puis le Djerba Oasis Safari, périple de 2 jours et 900 Km pour découvrir le sud de la Tunisie.

La première excursion est un plaisir même si le charme de Djerba est à chercher à la loupe ; Soleil, la mosquée Fadlhoum, le musée de Guellala et les boutiquiers de Houmet Souk sont nos compagnons de voyage :

  • à la mosquée, le guide ayant précisé à maintes reprises qu’elle était rurale, il est confirmé qu’il n’y a rien à voir, à part du blanc…circulez !

  • En route pour Guellala, nous apercevons des oliviers, des palmiers et datiers, des oliviers, des palmiers et datiers, des oliviers…ah, des maisons…pas beaucoup, aux caractéritiques particulières puisque chaque toiture de pièce, aux formes géométriques différentes, en définissent l’utilisation. J’avoue cependant que la leçon n’aura pas bien été retenue puisque je ne puis, scéance tenante, vous restituer leurs vocables !

  • Arrivés au Musée de Guelalla, nous traversons différentes pièces retraçant des morceaux de vie de nos hôtes et populations autochtones, les berbères. Rien de transcendental si ce n’est notre cher guide qui nous octroie plus de temps pour faire du shopping que pour la visite…problème de timing dirons nous.

  • Une heure plus tard, et quelques Dinars en mois, nous prenons la direction de la Synagogue de Djera, réputée pour être la plus ancienne au monde. Elle n’est malheureusement pas accessible, Nouvel An juif oblige (explication d’un de nos condisciple touriste ; vaut ce que ça vaut) ! Dommage. Absence d’excuses de notre guide, qui je pense aurait du le savoir, puis direction Houmet Souk, la capitale de l’île, pour un déjeuner puis une visite de la SOCOPA, coopérative nationale de l’artisanat tunisien, sensée être le galon et le garant du juste prix des articles.

  • Au centre ville, nous découvrons une population grouillante, des sorties d’école, des rassemblement de jeunes un peu partout…et des commerçants, certains agréables, d’autres beaucoup moins, persuadés d’avoir affaire à des planches à billets sur pattes. Les plus agréables d’entre eux sont ceux chez qui nous faisons des emplettes ; Ils sont sympas quand ils le veulent ces Tunisiens !

Retour à l’hotel pour une sieste bien méritée (je me suis levé à 8 heures ! Est ce que tu rends compte !) puis un petit apéro suivi du diner.

Arf, les canalisations puent toujours ! Et espérons que ce soir, le DJ de la boite de nuit du complexe ne pêtera pas les plombs comme hier ! Ouverture du bal à 23 heures pour les présents comme pour les absents, et maintien au garde à vous jusqu’à 3 heures du matin. Notre nuitée de mardi à mercredi a été courte…très courte !

Celle de mercredi à jeudi s’annonce identique, le bruit en moins, mais au moins, ce sera pour la bonne cause : réveil mis à 5h30, petit déj à 5h45 puis départ pour le Oasis Safari à 6h30.

Au garde à vous à l’heure convenue pour filer droit vers le désert tunisien..on embarque dans un car Marmara, destination Ajim, à la pointe sud de l’île pour embarquer sur le bac rejoignant le continent.

15 minutes plus tard, nous voilà en terre ferme, prêts à affronter le périple qui nous guette ;

Nous sommes plusieurs dans ce cas…si ça peut rassurer !

Etapes par étapes, nous nous dirigeons sereinement vers l’ouest tunisien, traversant pêle mêle les villages aux noms aussi inconnus pour nous qu’ils sont évocateurs pour les initiés.

Première escale à Matmata pour une découverte aussi surprenante qu’atypique : les maisons troglodytiques, comprenez taillées à même la roche, nombreuses et mitoyennes, créant plusieurs villages dans la région.

Après avoir visité le 5 pièces balcon terrasse intégrée d’une de ces maisons, nous nous dirigeons vers Douz, à 80 km environ de Matmata, passant par des paysages particuliers, couleur sable, fins et abruptes à la fois.

Ces particularités du paysage tunisien sont bien celles qui me marqueront le plus : du verdoyant au grisatre du sol, sans transition, aucune, ou pis, vert d’un côté de la route et désertique de l’autre.

Petite escale à Douz agrémentée de balade en dromadaire, dégustation de sable du désert et dessert de sable fin, puis départ pour Kebili et le Chot El Jerid, lac salé au milieu de nul part, en plein désert.

Comble de la nature désertique, les oasis, certes peu nombreuses, mais qui poussent, de manière naturelle ou artificielle, au milieu de ce rien ; Il me vient alors à l’esprit un sentiment particulier : le désert a ce quelque chose de paisible ! Pas étonnant qu’on puisse s’y perdre.

On traverse alors le désert et constatons les différences entre les oasis, de montagne, de désert

Elles nous semblent néanmoins très similaires les unes aux autres mais l’organisation entre palmiers datiers et oliviers, bananiers et autres arbres laisse penser que ces différences sont plus significatives que nos yeux néophytes ne peuvent percevoir…heureusement d’ailleurs.

La traversée du lac salé Chot El Jerid nous conduit à 150 km de l’Algérie. Nous allons vers Tozeur, puis Tamerza, ville quasi frontière avec le pays voisin.

Sur place, nous visitons une oasis de montagne, sublime par sa majestuosité palmière, lumineuse par sa hauteur, paisible par ses écoulements et sources d’eau. Nous sommes sublimés.

Retour à Tozeur pour le diner et le repos bien mérité ! On vient de se farcir plus de 450 Km d’est en ouest de la Tunisie.

Réveil le lendemain matin à 6h30 et préparation pour une balade en calèche dans l’oasis de Tozeur puis visite de la Médina.

De belles arcanes, de superbes portes de maison, en bois sculpté, et une boutique qui sert de repère à Gérard Klein quand il vient tourner son instit !

Quelques instants plus tard, nous nous rendons à Metlaoui et embarquons à bord d’un train de la SNCFT pour une balade dans les gorges rocheuses de Shalja. Epoustouflant !

On continue alors la route vers Gafsa pour déjeuner puis retour au bercail, en passant par Gabes, ville insdustrielle de la côte est tunisienne, puis Mareth et enfin El Marsa, pour le bac de retour.

Arrivés épuisés, nous prenons la douche revivifiante pour pouvoir aller dîner et assister à la soirée thématique tunisienne, avec son ballet traditionnel des mariages, la jongleuse, les danseuses du ventre, le charmeur de serpents et le fakir. Soirée très divertissante, agréable malgré les mauvais éclairages ou mauvais positionnement des acteurs.

Nous sommes vendredi…Samedi et Dimanche sont réservés aux courses, à la glande et aux actions de perfection du bronzage.

Manque de pot pour nous, samedi et dimanche ont été couverts ; nous avons même eu droit à 4 ou 5 gouttes de pluie chaude. Température néanmoins supérieure à 30 ° et boutiques ouvertes. Nous ne sommes pas retournés à Houmet Souk et avons terminé nos emplettes à l’hotel, passant de boutiques en boutiques et négociant les prix les uns après les autres.

Ca y est, le séjour prend fin, nous regagnons Paris et ses monuments, le doux domicile sous la pluie comme nous l’indique la météo. Plus grand chose à rajouter si ce n’est : Allez y !

Si vous avez l’occasion de faire ce voyage, n’hésitez pas une seconde ; Les tunisiens demeurent, dans leur grande majorité, très agréables, sympathiques, charmeurs et curieux. Il y a parfois un intérêt sous jacent mais il ne gache rien à la globalité des échanges avec eux. Pas de condescendance inutile enviers eux mais du respect et de la compréhension.

Pour celles et ceux qui ont peur de l’étranger et du nouveau, rien ne pourra être changé sans votre propre volonté.

Pour celles et ceux qui se retrouvent étonnés de voir un Tunisien polyglothe, pensez que c’est une des marques de fabrique des pays du Sud.

Pour celles et ceux qui ont encore des doutes, tant pis pour vous. Les autres en profiteront.