Communiqué : Learning Africa 2011 mettra l’accent sur les thèmes Jeunesse, Compétences et Employabilité. Comment l’Afrique pourra-t-elle révéler l’immense potentiel de ses jeunes ? Comment les TIC appliquées à l’enseignement et à la formation pourront-ils y contribuer ?

eLearning Africa est la plus grande conférence mondiale sur la technologie et l’enseignement en Afrique. En 2011 elle se tiendra du 25 au 27 mai à Dar es Salaam en Tanzanie.
Nous vous invitons à participer à la discussion. Pour plus d’informations sur des thèmes spécifiques, veuillez cliquer ici.
D’autres détails sur l’Appel à Conférenciers, tels que des informations sur les conditions de soumission, les dates limites, les formats de session, ainsi que les formulaires de proposition sont accessibles ici.

Plus de 40 pour cent de la population africaine a moins de 24 ans. 198 millions d’Africains, soit 20 pour cents de la population du continent, ont entre 15 et 24 ans, il s’agit du plus grand pourcentage de jeunes au monde. Les enfants (de moins de 15 ans) représentent 20 pour cents supplémentaires. eLearning Africa 2011 se concentrera sur ce groupe et son énorme potentiel.

Les jeunes Africains constituent un vaste réservoir de talents, de compétences et d’opportunités, mais ils sont confrontés à des défis de taille. Pour la majorité des jeunes, le simple fait de rester en vie, d’être en sécurité, en bonne santé, d’être scolarisé et d’être employable constitue un défi décourageant. Dans le Rapport mondial sur la jeunesse 2007, les Nations Unies ont constaté que la pauvreté, la violence et l’accès limité à l’éducation, à la santé et à l’emploi étaient inévitables pour de nombreux jeunes Africains. De plus, le potentiel d’apprentissage d’un nombre important de jeunes dans le monde, et en particulier en Afrique, reste sévèrement compromis en dépit des progrès significatifs réalisés dans les nouvelles technologies.

eLearning Africa 2011 se concentrera sur les jeunes mais mettra également en évidence l’importance des compétences, du développement des compétences et de l’employabilité.

Est-il dès lors approprié de qualifier les jeunes Africains de natifs numériques’ ou de Génération Y’ ? Si la majorité des jeunes d’Afrique peuvent plutôt être qualifiés d’‘exclus digitaux’, certaines couches de la jeunesse africaine ont eu une expérience différente et ont ‘grandi digitalement’. Quelles sont ces expériences et comment se manifestent-elles ? moreen lire plus.

eLearning Africa 2011 va

  • présenter les perspectives des jeunes, des parents, des professeurs, des membres de la communauté, des gouvernements, des sociétés et des organisations de la société civile
  • examiner les tentatives pour inclure les jeunes Africains désavantagés dans l’ère digitale
  • discuter des politiques qui encouragent l’utilisation des nouvelles technologies pour atteindre les jeunes, en particulier ceux sans emploi et non scolarisés
  • explorer comment les nouvelles technologies peuvent permettre aux jeunes d’Afrique de devenir une force motrice pour la prospérité sociale et économique
  • comparer leurs expériences avec celles de leurs homologues d’autres parties du monde

eLearning Africa 2011 soulignera également l’importance des compétences, du développement des compétences et de l’employabilité. Le monde connaît une pénurie mondiale de compétences, en particulier parmi les jeunes. Ces derniers doivent comprendre comment trouver un emploi, mais également comment le conserver et comment en trouver un autre le cas échéant. Des rapports provenant de pays d’Europe et d’Afrique révèlent que les jeunes qui quittent l’école et l’université ne disposent pas des compétences requises pour entrer sur le marché du travail.

Comment les personnes et les organisations, en Afrique et dans le monde, gèrent-ils les déficits en compétences et la crise d’employabilité ? Pourquoi ces déficits ne sont-ils pas abordés efficacement par nos systèmes éducatifs ? Quels sont les programmes de développement des compétences et d’apprentissage continu sont actuellement en cours pour contribuer à aborder le problème posé par ces pénuries ?

eLearning Africa 2011 explorera ces questions dans six vastes thèmes :

ACADRES CONCEPTUELS : APPRENTISSAGE, CONNAISSANCES, COMPÉTENCES ET EMPLOYABILITÉ

Toutes les initiatives, projets et programmes pratiques sont étayés par des cadres conceptuels qui guident la pensée collective et influencent la politique et la pratique. Quels sont les concepts clés qui devraient nous intéresser lorsque que nous élaborons des politiques ou en planifions la mise en œuvre dans des cadres différents sur un ensemble de sujets ?

Que savons-nous des théories existantes ? Ont-elles notre approbation ? Quelles sont les nouvelles réflexions qui émergent dans les domaines clés repris ci-dessous ?

Quels sont les discours dominants qui guident notre compréhension de ce que l’on appelle la pédagogie traditionnelle contre la pédagogie du 21ème siècle et la transition de l’une vers l’autre ? Quelle est la nature de cette transition dans les environnements d’apprentissage africains et dans quelle mesure amène-t-elle des transformations ? Comment ces changements dans la pédagogie améliorent-ils le développement des compétences et des qualifications exigées par un marché du travail en pleine évolution ?

Existe-t-il une compréhension commune des notions d’apprentissage continu, de développement des compétences et des qualifications et d’employabilité sur le marché du travail du 21ème siècle ? Quelles sont les approches conceptuelles qui influencent les stratégies et la pratique dans l’apprentissage continu et le développement des compétences dans différents contextes ? Quelle comparaison est-il possible de faire entre les expériences vécues dans les économies à revenu élevé et les économiques à revenu plus faible ?

Comment les institutions apprennent-elles et quels sont les cadres conceptuels qui guident l’apprentissage institutionnel dans les grandes sociétés, les petites entreprises, les différents niveaux de gouvernement, les ONG et les organisations communautaires ? Comment les membres des institutions apprennent-ils et développent-ils les compétences nécessaires dans des situations d’incertitude et de changement constant ? Comment les technologies permettent-elles le développement de ces compétences ?

Apprendre comment apprendre est considéré comme une compétence cruciale du 21ème siècle, parce que grâce à elle, une personne apprend à gérer les situations d’incertitude et de changement rapide. Quelles sont les nouvelles approches conceptuelles qui aident les praticiens, les décideurs et les intervenants à prendre des décisions qui permettront de soutenir l’apprentissage individuel et collectif dans les environnements éducatifs ?

Les recherches en eLearning, le partage des connaissances, l’apprentissage par la pratique et l’évaluation et le contrôle continus ont augmenté au cours des dernières années et commencent à montrer des signes d’amélioration dans la pratique. Comment ces éléments sont-ils intégrés pour améliorer la pratique et approfondir notre compréhension conceptuelle de façon continue ?

Comment les décideurs et les praticiens du eLearning comprennent-ils les exigences de compétences, de développement des compétences et d’employabilité du marché du travail du 21ème siècle et pourquoi nos systèmes éducatifs ne produisent-ils pas des apprenants aptes à l’emploi pour un marché du travail en pleine évolution ?

BPOLITIQUES, PARTENARIATS ET RESSOURCES

Les politiques sont importantes. Elles fournissent le cadre de base et l’environnement favorable pour la mise en œuvre de projets et programmes de eLearning. Quelle est la nature des cadres politiques institutionnels aux niveaux national, régional et local qui permettent les initiatives de eLearning ? Comment orientent-ils les relations entre les partenaires dans des partenariats multilatéraux ? Comment amènent-ils les conditions requises pour la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de politiques ?

Dans de nombreux pays africains des politiques sur les TIC dans l’éducation sont déjà en place, tandis que d’autres pays révisent leur politique et que quelques-uns en sont encore à la phase d’élaboration. Dans tous ces cas, la formulation d’une politique a été confrontée au besoin de flexibilité et d’adaptation à un changement rapide. Comment les politiques sont-elles actuellement élaborées, mises en œuvre et contrôlées dans le temps aux niveaux régional, national et institutionnel ?

Presque toutes les initiatives concernant les TIC dans l’éducation sont invariablement caractérisées par des partenariats multilatéraux. Est-ce que tous les intervenants opportuns sont impliqués dans ces partenariats et comment les relations y sont-elles gérées, en particulier lorsque ces partenariats impliquent des perspectives conflictuelles ? Quand des partenariats ont-ils échoué et comment, le cas échéant, ont-ils été ré-établis et maintenus ?

Différents outils de financement et de ressources ont été impliqués dans un nombre d’initiatives de eLearning. Comment ces outils ont-ils été développés et quelle a été leur efficacité ? Comment ont-ils orienté la planification et la mobilisation des ressources ?

CTECHNOLOGIE, SOLUTIONS, INNOVATIONS ET CHOIX

Une foule de nouvelles innovations dans l’utilisation des technologies dans l’éducation ont vu le jour. Quelles sont les dernières tendances dans ces nouvelles solutions ? Quelle est la nature de leur intérêt dans le contexte africain ? Comment les décideurs font-ils des choix technologiques ? Qu’est ce qui influence leurs choix et pourquoi ?

Quelle est la nature des nouvelles innovations en matière de technologie qui ont vu le jour au cours des dernières années ? Comment les sites de networking social permettent-ils l’apprentissage et l’enseignement dans les institutions éducatives africaines et les environnements d’apprentissage ? Quels progrès avons-nous réalisés dans l’application de différents modèles d’accès technologiques pour promouvoir l’ubiquité, l’équité et la qualité dans l’éducation et le développement des compétences appropriées ?

L’enseignement électronique sans fil (ou Mobile learning) a créé des opportunités pour améliorer considérablement l’accès à l’éducation, ainsi que l’équité et la qualité de celle-ci, pour autant qu’il soit utilisé conjointement à d’autres modèles d’accès technologiques. Il semblerait également qu’apprendre grâce aux technologies sans fil permette de développer des compétences et des qualifications particulières qui préparent les jeunes à un marché du travail en pleine évolution. Quelles seraient ces compétences et qualifications ? Comment le mobile learning s’intègre-t-il dans les systèmes nationaux de TIC dans l’éducation et dans les approches pour le développement des compétences et des qualifications dans l’ensemble du système ? Est-ce que les initiatives de mobile learning sont toujours entreprises isolément des autres initiatives de eLearning en Afrique et partout ailleurs ?

Les décideurs au sein des gouvernements, des ONG, des grandes sociétés et des petites entreprises sont confrontés à un choix croissant de technologies nouvelles et améliorées. Comment choisissent-ils celle qui est appropriée à leur situation et pourquoi font-ils ces choix technologiques ?

De nouvelles innovations en solutions « open source » sont apparues au cours des dernières années. Quelles sont-elles, comment sont-elles utilisées et avec quel degré de réussite ?

En Afrique une foule de nouvelles initiatives ont vu le jour pour permettre l’accès à la connectivité internet. Comment celles-ci ont-elles évolué et avec quel degré de réussite pour la promotion d’une bande passante abordable ?

Le besoin d’intégrer des stratégies sur les DEEE dans la politique de eLearning et les processus de planification a fait l’objet de nombreux articles et discussions. De même, les producteurs de technologies sont de plus en plus obligés de produire des technologies plus respectueuses de l’environnement et qui comprennent des programmes de gestion des déchets électroniques. Dans quelle mesure ces programmes ont-ils fait l’objet d’essais, sont-ils suffisants pour endiguer la vague rapide de production de déchets électroniques et est-ce que ces tentatives ont échoué ou progressé ?

DeLEARNING BASÉ SUR LE SECTEUR

Le secteur des écoles a historiquement ouvert la voie en matière de eLearning. La plupart des politiques nationales se concentrent sur ce secteur en Afrique, de nombreuses sociétés ont testé leurs solutions dans ce secteur, de nombreux professeurs sur place ont été ‘formés’ dans le secteur des écoles et un nombre croissant d’apprenants apprennent à l’aide de technologies à la fois dans leur salle de classe et en dehors. Les planificateurs et les professeurs de ce secteur ont également étudié la façon dont les TIC peuvent améliorer l’apprentissage et l’enseignement et créer de meilleurs systèmes de gestion, d’administration et de gouvernance aux niveaux de l’école, du district, de la province et du pays. En Afrique cependant, nous entendons souvent le point de vue des professeurs, des principaux, des chercheurs, des décideurs et des praticiens de eLearning. Si ces points de vue sont très importants, nous devons également écouter d’autres avis. Nous devons nous intéresser à l’expérience des parents, des adolescents et des enfants. Quel est l’avis des apprenants africains sur l’apprentissage à l’aide de la technologie ? Dans quel but l’utilisent-t-ils et pourquoi ? Comment les parents répondent-ils aux diverses initiatives de eLearning dans les écoles ?

Les universités et les HEI adoptent de plus en plus des politiques institutionnelles sur le eLearning, nombre d’entre elles impliquent une collaboration active avec des universités en Afrique et dans le reste du monde. Quelle est la nature de ces politiques en matière de eLearning et comment permettent-elles des choix technologiques, une gestion de l’apprentissage, une production de connaissances, des partenariats et, plus important, la mobilisation et la gestion des ressources ?

En Afrique, les gouvernements sont confrontés à certains des défis les plus sérieux de la Réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. De nombreux articles ont été écrits concernant la disparité du développement des compétences entre les programmes de réforme de l’enseignement technique et professionnel et les compétences exigées par un marché du travail en pleine évolution. Existe-t-il des programmes qui utilisent les TIC et le eLearning pour relever ce défi ? Comment l’intégration des TIC permet-elle le développement de compétences adaptées au marché du travail ? Et si ce n’est pas le cas, quelles en sont les raisons ?

L’analphabétisme des jeunes et des adultes est souvent synonyme d’un désavantage à vie, parce qu’il nuit à l’estime de soi et réduit les perspectives sociales et économiques. Lorsque les gens sont analphabètes, c’est toute la société qui en souffre. Cependant, des avancées rapides en TIC offrent des opportunités d’amélioration des taux d’alphabétisme parmi les jeunes et les adultes par le biais de programmes d’alphabétisation et de programmes ABET. Dans quelle mesure ces programmes incorporent-ils le eLearning ? Quelle a été la nature de cette expérience en Afrique ? Comment les gouvernements nationaux encouragent-ils l’utilisation des TIC pour contribuer à atteindre l’objectif des Nations Unies « l’Éducation pour tous » visant à atteindre une amélioration de 50% des taux d’alphabétisme des adultes d’ici 2015?

D’après les observations, il semble que les TIC améliorent l’accès à des opportunités d’apprentissage de qualité, à l’équité et à l’autonomisation, en particulier au sein de secteurs et de groupes souffrant de graves désavantages, tels les secteurs économiques et de subsistance informels et les personnes pauvres des zones rurales. Ces opportunités sont souvent fournies par le biais de programmes d’apprentissage à distance. Quels types de programmes ont utilisé les TIC pour améliorer l’accès à un enseignement et un apprentissage de qualité dans ces secteurs ?

Les jeunes représentent un quart de la population mondiale, pourtant, près de la moitié d’entre eux sont sans emploi. Ce problème s’est aggravé depuis le début de la récession économique mondiale et reste l’un des défis les plus persistants auxquels sont confrontés les gouvernements du monde entier. Comment la communauté du eLearning s’attaque-t-elle au chômage des jeunes ? Comment l’employabilité des jeunes et la création d’emplois sont-elles abordées au niveau local et national et quelle est la contribution du eLearning en la matière ?

Quelles opportunités le eLearning offre-t-il aux jeunes du secteur agricole ? Dans ce secteur, comment le eLearning contribue-t-il à une meilleure gestion des exploitations et à une production agricole plus efficace ? Comment les initiatives de eLearning contribuent-elles à des stratégies de sécurité alimentaire ?

Tandis que l’accès à internet est de plus en plus répandu, le continent est de plus en plus vulnérable au risque de cyber attaques sophistiquées ou d’autres risques digitaux, qui menacent à la fois la sécurité, les infrastructures, la croissance économique et les services publics des nations africaines, mais aussi la sécurité digitale des enfants et adolescents du continent. C’est pourquoi l’intérêt se porte de plus en plus sur la sensibilisation au problème et sur le développement des compétences et des capacités pour favoriser la cyber-sécurité et des environnements digitaux sûrs. Quels programmes de eLearning ont été développés dans ce secteur en Afrique ? Quels en ont été les effets et que reste-t-il à faire ?

Les gouvernements du monde entier se lancent dans des programmes d’éducation et de formation pour leurs employés afin d’améliorer les services fournis. Quels sont les programmes et les systèmes de eLearning appliqués dans le secteur public en Afrique ?

En Afrique, les grandes sociétés ainsi que les petites, moyennes et micro-entreprises ont développé un éventail d’initiatives de eLearning qui semblent efficaces. Comment ces programmes de eLearning améliorent-ils les opportunités d’apprentissage continu pour les employés et la direction au sein de ces institutions ? Comment ces institutions peuvent-elles contribuer à améliorer l’employabilité des jeunes ?

EDÉVELOPPEMENT DES CAPACITÉS ET eINCLUSION

La crise mondiale dans l’enseignement a été qualifiée d’urgence silencieuse. On estime qu’environ 10 millions de professeurs qualifiés sont nécessaires si nous voulons atteindre les objectifs de« l’Éducation pour tous » d’ici 2015. Comment les technologies peuvent-elles contribuer à gérer cette sévère pénurie de professeurs et à assurer la qualité de leur formation ? Quels sont les exemples où les TIC ont permis de gérer les pénuries de professeurs ?

Est-ce que les TIC permettent le développement des compétences et des qualifications nécessaires aux professeurs dans les écoles, aux chargés de cours dans les universités, aux facilitateurs dans l’enseignement informel et l’apprentissage des adultes ? Si ce n’est pas le cas, quels sont les obstacles au développement et institutionnel et professionnel de la communauté éducative en Afrique ?

Quelles sont les compétences et qualifications les plus pertinentes pour la vie en général et le marché du travail en particulier dans le contexte sociétal et économique de l’Afrique ? De nombreux articles ont été consacrés au besoin d’encourager le développement de compétences pertinentes pour la vie et le marché du travail, en particulier chez les jeunes, afin de répondre aux besoins d’une économie et d’une société incertaines et en constante évolution. Des craintes ont également été exprimées quant à la disparité entre les compétences et qualifications développées par nos systèmes éducatifs et ceux requis par la société et le marché du travail. De nombreux systèmes de développement des compétences se concentrent également principalement sur l’économie officielle et accordent considérablement moins d’attention au rôle du eLearning dans le développement des compétences pour les secteurs informels de l’économie, tels que ceux qui prédominent en Afrique. Dans cette optique, comment le eLearning peut-il développer son rôle plus avant ?

En Afrique subsaharienne, l’adolescent moyen âgé de 15 ans n’est pas scolarisé, ce qui prouve l’étendue de l’exclusion sociale des jeunes Africains. Pour atteindre l’objectif de «l’Éducation pour tous » d’ici 2015, il conviendra de permettre à ces jeunes exclus d’accéder à des opportunités d’enseignement de qualité. Il est largement reconnu que les TIC peuvent jouer un rôle important pour permettre de relever ce défi et ainsi atteindre les personnes socialement exclues. Pourquoi a-t-on l’impression que peu de progrès ont été réalisés pour démontrer le potentiel des TIC dans ce secteur ? Quels sont les cas de réussites desquels nous pouvons apprendre ?

FCONTENU DE L’ÉDUCATION, RESSOURCES ET DROITS DE PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

Quelles sont les nouvelles tendances dans le contenu de l’éducation digitale en Afrique et dans le reste du monde ? Dans quelle mesure les processus de réforme des programmes éducatifs en Afrique influencent-ils la production et la disponibilité de contenus éducatifs digitaux et dans quelle mesure ces contenus répondent-ils aux exigences des programmes scolaires ? Comment favorisent-ils le développement des compétences pour la vie et le marché du travail ?

Le mouvement des Ressources éducatives libres (REL) s’est développé en Afrique au cours des dernières années. Dans quelle mesure l’accès aux REL s’est-il développé en Afrique et quels ont été les effets de cette croissance ? Quelle a été la qualité des REL africaines et est-il nécessaire de contrôler leur qualité ?

Le débat sur les droits de propriété intellectuelle dans l’éducation continue de faire rage. Comment les régimes DPI soutiennent-ils le eLearning de façon à permettre un meilleur accès à l’éducation et une amélioration du développement des compétences et qualification pour les communautés désavantagées d’Afrique, en particulier pour les jeunes ? Quels sont les régimes politiques adoptés dans le cadre des DPI dans l’éducation au niveau mondial et comment se manifestent-ils aux niveaux national et institutionnel en Afrique ?