Etats d’âme, modération, vie privée, accès dans l’entreprise, les réseaux sociaux et Facebook en particulier se taillent aujourd’hui la part du lion dans la presse.

Licencié, faute, blâme, exclu,…divorcé ! Tels sont de nos jours les principaux mots ou expressions que nous retrouvons sur nos tabloïds.

Dommage ! Dommage car alors que Facebook et les réseaux sociaux créent un nouveau phénomène, de nouveaux usages, ils deviennent de plus en plus un moyen de coercition plus qu’un vecteur de communication.

Le 22 novembre, en Une des journaux télévisés français, Facebook, se payait une des pages de publicité les plus honéreuse au monde…grâce à la décision du Conseil des Prud’hommes de Boulogne Billancourt qui jugeait fondé le licenciement de deux salariés d’Alten ayant critiqué leur hiérarchie sur Facebook sur le motif du « dénigrement virtuel ».

Assurément, les péripéties des people, les pages « Fan de », les dernières vidéos à la mode, partagées sur le Web amusent, sucitent l’intérêt ou à tout le moins, autorisent la détente et le repos cérébral de quelques instants.

Le phénomène du moment dépasse outrageusement l’entendement et rend de facto le débat passionnel : données personnelles et professionnelles s’entrechoquent et les réseaux deviennent intrusifs.

Le 24 novembre, les journaux belges relataient l’exclusion du responsable de la communication d’un parti flammand s’étant permis d’utiliser Facebook pour dénigrer d’anciens membres. Hallucinant !

Oui mais…Hallucinant le renvoi pour propos intolérables et discourtois ? Ou Hallucinante la propagation de propos désobligeant sur une sphère semi publique semi privée ?

En tout début d’année, l’Internet Society France s’intérrogeait, à l’occasion du débat Vie Publique Vie Privée organisé à Paris Dauphine sur les problématiques sociales de l’entreprise au travers de l’utilisation supposée abusive par ses salariés des terminaux et des médias sociaux engeandrant une baisse de productivité.

Force est de constater que ces interrrogations et débat étaient annonciateurs de manifestations délicatement appréciables : seuls 52 % des salariés, en France, ne travaillent que d’un lieu unique. Les autres se partagent entre travail en mobilité permanente, travail depuis leur domicile, … Le Web est donc, par nature, un outil social, reliant l’individu à ses relations comme le salarié à son entreprise.

Se plaindre, dénigrer, critiquer, positivement ou non demeure un usage pratiqué depuis des lustres…au café, au restaurant, sur le canal social d’entreprise…le phénomène a toujours existé et n’a, sauf cas exceptionnel, du type Clearstrem, jamais engendré de sanction aussi abrupte et contreversée. Faut il penser que la voie electronique est en phase de créer une jurisprudence ?

Internet est devenu aujourd’hui un mode de vie, un aspect de la vie courante des individus. Mais parce qu’est mis en partage une information, il y a sanction !

Quelle différence alors avec l’emprisonnement de journalistes dans certains pays au motif de diffusion d’information sur la toile ?

Quel paradoxe que ce soient les journalistes qui médiatisent à outrance ces phénomènes alors qu’ils appellent à la liberté d’expression !

Pour ma part, je préfère sourire de la demande de divorce de Desperate Eva de son Tony Spurs Parker…à cause de Facebook !